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Sophie Donzel revient sur les chiffres avancés par Pascal Simonin lors de sa présentation. Pour elle seulement une cinquantaine de « vrais » emplois, pérennes, seront créés : ceux liés au fonctionnement de l’équipement. Les emplois créés lors des événements sont temporaires, ce gisement d’emploi réel reste donc précaire, une vraie difficulté selon elle pour les jeunes déjà abonnés aux CDD.
Pascal Simonin confirme, lui, le chiffre d’une centaine d’emplois pérennes pour l’exploitation et l’entretien de l’Arena. Poursuivant sur les emplois temporaires : « On fait des fleuves grâce à des gouttes d’eau », le Racing Arena ne peut résoudre à lui seul tous les problèmes liés à l’emploi. Un petit boulot peut mettre le pied à l’étrier et donner de l’assurance aux jeunes.
Sophie Donzel demande si ces emplois créés par l’Arena pourront bénéficier d’abord aux Nanterriens et si cela peut être inscrit dans une convention avec le Racing Arena,  avec obligation de résultats et comité de suivi annuel. Pascal Simonin s’engage sur la convention.

Jérôme Dormoy confirme qu’une rencontre a déjà eu lieu entre la MEF, la ville de Nanterre et le Racing Arena. La MEF demande :
-que des clauses d’insertion soient inscrites pour le gros œuvre et les sous-traitants lors du chantier de l’Arena mais aussi plus tard, en période d’exploitation (emplois temporaires mais aussi permanents, comme la restauration, l’entretien de la pelouse synthétique etc.).  Il rappelle le savoir-faire de la ville en matière d’insertion, rappelant que depuis 2007 Nanterre est passée de 2 000 heures à 60 000 heures d’insertion par an.
-que toutes les offres d’emploi créées autour de l’Arena soient déposées obligatoirement à la MEF. Il rappelle qu’habituellement  30% seulement des offres d’emploi sont connues au niveau local. Cette visibilité permettra d’informer les demandeurs d’emploi nanterriens mais aussi de les former, de les qualifier  pour occuper les emplois créés. (Plus de détails sur les demandes de la MEF, dans l’interview de Jérôme Dormoy

Pascal Simonin s’engage à recruter, à compétences égales, les demandeurs d’emploi nanterriens, comme il l’a fait à Saint-Denis ;  selon lui, un  salarié qui vit près de son lieu de travail a moins de temps de transport, une meilleure qualité de vie et que c’est aussi comme cela que les Nanterriens s’approprieront leur stade, comme les Dionysiens l’ont fait avec le Stade de France.

Un jeune, Dionysien d’origine travaillant depuis 6 ans à Nanterre, apporte alors son témoignage : « J’ai travaillé au Stade de France, beaucoup de mes copains aussi, les employés de sécurité autour du stade viennent tous du quartier, de la cité des Francs-Moisins qui ressemble à Pablo Picasso et ça se passe bien. Les hôtesses d’accueil sont aussi toutes de Saint-Denis, au début le lycée des Francs-Moisins a même créé un CFA (Centre de Formation des Apprentis) et un BEP autour des métiers de l’événementiel. Tous les jeunes sportifs de la ville ont joué en lever de rideaux dans le stade, certains musiciens aussi et ça a été un sacré tremplin pour eux. Alors oui, il y a des points négatifs mais ils sont moins importants que les points positifs ! »

Pour conclure, Gérard Perreau Bezouille appelle les jeunes à continuer le débat sur le site dédié et précise que les jeunes de Nanterre doivent participer au comité de suivi  qui évaluera si les engagements pris par le Racing Arena sont bien tenus. Patrick Jarry ajoute : la ville de Nanterre n’acceptera pas l’Arena s’il n’y a pas d’accord écrit sur l’emploi.

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