Accueil Actualités « Les inquiétudes ne doivent pas devenir des contre-vérités. »
« Les inquiétudes ne doivent pas devenir des contre-vérités. » Imprimer

hc1g4148Interview de Gérard Perreau-Bezouille, premier adjoint de Nanterre parue dans le bi-hebdomadaire Première Heure du 11 mars, journal d’informations sur les collectivités locales diffusé par fax.

Question- Les Nanterriens sont-ils vraiment associés au projet ?
"La première réunion publique avec les habitants des quartiers du Parc Nord et Parc Sud a eu lieu en juin 2009. En janvier 2010, dans le cadre des Ateliers de l’Ouest Parisien,  le projet d’Arena 92 a fait l’objet d’une table ronde, et un conseil de quartier du parc Nord d’avril 2010 traitait de cette question.
Nous sortons d’une concertation sous l’égide de la CNDP qui a duré 3 mois et pour laquelle nous avons mis en place un site internet dédié qui a attiré 2341 visiteurs uniques en févier. Une campagne d’affichage dans toute la ville, un journal tiré à 37 000 exemplaires a informé de ces possibilités.

Nous pensons effectivement que ce projet mérite à la fois toute l’attention des services municipaux compétents et beaucoup d’allers et retours avec tous. Le conseil municipal de Nanterre a pu délibérer à plusieurs reprises sur ce dossier : en mars 2010, il a décidé unanimement de solliciter la Commission Nationale du Débat Public pour l’encadrement de la concertation.  Puis en juin 2010, afin d’ouvrir la procédure de révision simplifiée du PLU. Il aura encore à se prononcer en mai 2011, sur les protocoles d’usages avec le Racing Métro et le Racing Aréna, et en juin 2011, à l’issue de l’enquête publique, sur la révision simplifiée du PLU, condition sine qua non : évidemment, tout projet « privé » doit respecter la règlementation « publique ».
Le dossier avance, c’est une évidence. Mais pas au mépris de la consultation des Nanterriens, ni de l’organe délibérant et encore moins du traitement technique et réglementaire des services municipaux. Impact environnemental, circulation générée, capacités des transports collectifs, gestion des cars et camions…. Ces aspects sont étudiés, évalués, améliorés."

Quels seront les coûts pour les acteurs locaux ?
"Arena 92 s’inscrit dans le projet d’aménagement des Jardins de l’Arche mené par l’EPADESA. L’enjeu est d’enfin recoudre ces « morceaux de ville » et de relier l’axe des Terrasses à la Grande Arche.
Une fois les espaces publics des Jardins de l’Arche aménagés, ils seront rétrocédés à la ville de Nanterre. Le parvis devant l’Arena sera traité comme tout espace public communal : nettoyé et entretenu. Bien sûr, l’activité de l’Arena générera des nettoyages complémentaires ; évalués à ce jour à environ 300 000 euros annuels…. Mais l’Arena génèrera aussi des recettes fiscales. A ce titre, la seule taxe sur les spectacles devrait rapporter 1.2 millions d’euros.
L’équilibre que nous recherchons est bien de faire en sorte que les recettes directes permettent de régler les coûts de gestion et au-delà, servent au soutien des associations sportives et culturelles locales. Et puis, cela générera de l’activité induite… "

Qu’en sera-t-il de la vidéosurveillance ?
"Pour ce genre d’équipement, les dispositifs de sécurité sont coordonnés par la Préfecture, en liaison avec les collectivités locales. Si vidéosurveillance il y a en période de manifestation, elle ne sera pas sous la responsabilité de Nanterre mais des forces de l’ordre et de l’Etat. Je partage complètement tout ce qui concerne la défense des libertés individuelles."

Le site des Bouvets est-il le mieux pour un tel projet ?
"Le choix des terrains des Bouvets par l’investisseur a été dicté par son accessibilité. Nous sommes là entre le pôle multimodal (RER, ligne 1, francilien…) de La Défense et la gare RER Nanterre Préfecture. C’est un atout indéniable qu’aucun autre site n’a ailleurs en région parisienne.
Et puis, construite un stade urbain qui soit aussi une salle de spectacle à rayonnement régional, à Nanterre, face au quartier d’affaires, c’est un acte fort de l’aménagement d’une métropole pour tous, telle que Nanterre l’a toujours défendue."