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« Une politique d’insertion très volontaire » Imprimer

mefok6300 Nanterriens sont demandeurs d’emploi. L’arrivée de l’Arena peut être pour eux un véritable tremplin pour se former, trouver un emploi ou évoluer dans leur parcours professionnel.
Comment faire pour que les emplois créés à cette occasion bénéficient surtout aux Nanterriens, et à ceux qui en ont le plus besoin ? Jérôme Dormoy, directeur de la MEF (Maison de l’Emploi et de la Formation de Nanterre) dévoile les pistes de réflexion déjà engagées avec le Racing Arena.

 
Débat 16 décembre : les tarifs Imprimer

jeuneokLes tarifs

Y aura-t-il des tarifs préférentiels pour les Nanterriens, surtout pour les jeunes ?
Pascal Simonin
explique que la billetterie est louée en même temps que l’Arena aux producteurs de spectacles ou d’artistes et qu’il n’a pas de marge de manoeuvre de ce côté-là. Il s’engage en revanche à pratiquer des tarifs préférentiels pour tous les événements qu’il produira personnellement (plage, neige, certains concerts et spectacles, matchs de rugby) voire des gratuités s’il reste des places non vendues quelques jours avant.
Patrick Jarry indique que la question de l’accès privilégié des Nanterriens à l’Arena, surtout pour les événements sportifs, sera inscrite comme de nombreux autres points dans le protocole en cours d’élaboration entre le Racing Arena et la ville de Nanterre. Un protocole fixant par écrit les engagements du promoteur vis-à-vis de la ville. Pour les concerts et événements culturels, la municipalité espère peser de tout son poids auprès des producteurs de spectacles pour obtenir des tarifs préférentiels, voire des invitations comme cela peut parfois se pratiquer à Saint-Denis.

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Débat 16 décembre: référendum Imprimer

Si les Nanterriens se déclaraient en majorité contre le projet, quelle serait la décision de la ville ?
Patrick Jarry
rappelle qu’il n’est pas opposé à l’idée d’organiser un référendum si cela est souhaitable afin de consulter les Nanterriens et précise que si la population de Nanterre est vraiment contre, l’Arena ne se fera pas.

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Débat 16 décembre: questions diverses sur le projet Imprimer

-Le nom de l’équipe
Si l’Arena s’installe à Nanterre, le Racing Métro s’appellera-t-il Racing Nanterre ? Pas tout à fait, répond Pascal Simonin qui précise : on dira le Racing à Nanterre. Mais le Racing est déjà 92, c'est-à-dire le club de rugby des Hauts-de-Seine.

-Foot ou pas foot ?
Réponse de Pascal Simonin : il y aura peut-être quelques matchs de foot de gala, mais pas plus, et l’Arena n’accueillera pas de matchs de l’Euro 2016. Il est impossible d’avoir une pelouse synthétique qui puisse servir à la fois au rugby et au foot. Le stade sera celui de l’équipe du Racing Métro, sa pelouse répondra donc aux  impératifs techniques du rugby.

-La durée de construction du stade
Le chantier durera de 26 à 30 mois répond Pascal Simonin.

-L’avenir de l’équipe de rugby de Puteaux qui joue actuellement aux Bouvets
Deux terrains ont été concédés à la mairie de Puteaux en compensation. Ces terrains sont situés  sur l’île de Puteaux, gérée par le Syndicat de l’Ile de Puteaux qui regroupe la mairie de Paris et le Conseil général des Hauts-de-Seine.

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Débat 16 décembre: un surcroit de présence policière Imprimer

Que se passera-t-il quand il y aura des renforts de police dans la ville autour de l’Arena alors que la police est mal acceptée par les jeunes de Nanterre ? Réponse de Patrick Jarry : ce n’est pas la même chose quand la police empêche des jeunes de manifester en les bloquant devant le lycée Joliot-Curie ou quand elle assure la sécurité des spectateurs autour de l’Arena en régulant la circulation automobile. Nanterre et Saint-Denis sont deux villes semblables et il n’y a jamais eu d’incidents notables entre jeunes et policiers à Saint-Denis. Il y aura forcément une concertation entre la municipalité, le préfet et la police pour coordonner l’action policière qui se concentrera autour de la circulation et du stationnement.

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Débat 16 décembre : quelle place pour les projets des jeunes Nanterriens à l’intérieur de l’Arena ? Imprimer

De nombreuses salles, de toutes les tailles, salons, loges et même salle polyvalente (jusque 1000 personnes) seront disponibles pour toutes sortes de projets (journées d’information des clubs sportifs, opérations « portes ouvertes » etc.) explique Pascal Smonin, on étudiera toute possibilité pour s’adapter au mieux et nous sommes prêts à travailler avec le service jeunesse de la ville.
Gérard Perreau Bezouille complète : depuis quelques mois, un comité technique se réunit tous les 15 jours en mairie  pour travailler sur le protocole, le service jeunesse est associé à ce travail, comme les autres services municipaux.
Patrick Jarry ajoute que les jeunes Nanterriens auront également toute leur place autour de l’Arena, dans l’animation du parvis qui entourera l’enceinte.

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Débat 16 décembre : les nuisances Imprimer

debatjarryokGalères de RER, nuisances sonores et hausses de loyer : voici les trois principales inquiétudes des jeunes autour du projet Arena.

Concernant les transports en commun, Patrick Jarry renvoie vers les études de flux réalisées par le RATP  et explique que d’après cette étude 45% seulement des gens travaillant à La Défense y viennent en RER, les autres prenant métro, bus ou tramway –comme le feront les spectateurs de l’Arena. D’autre part les flux de voyageurs vers l’Arena auront lieu à contre-courant des grands mouvements journaliers ou hebdomadaires :  le soir quand La Défense se vide de ses employés et le week-end, alors que la zone est déserte.

Côté nuisances sonores, Pascal Simonin explique qu’un concert représente à peu près 100 db à l’intérieur de l’enceinte. Les équipes d’architectes travaillent à un affaiblissement acoustique de 55 db. Le bruit résiduel à l’extérieur de l’Arena en fonctionnement ne devrait donc pas dépasser 45 db, ce qui correspond au bruit ambiant habituel dans le quartier. Enfin, d’après des mesures réalisées au Palais Omnisports de Paris Bercy, le bruit de la foule la nuit à la sortie des spectacles correspond au bruit habituel de journée, un problème qui reste à résoudre mais qui ne devrait pas durer plus d’une demie-heure. L’arrivée des spectateurs, avant l’événement, est quant à elle plus étalée dans le temps et donc moins problématique.

Côté loyers, un jeune exprime la crainte générale de la salle : que l’Arena provoque une hausse importante des loyers, l’arrivée de familles riches à Nanterre et l’impossibilité de rester pour les jeunes Nanterriens.
Patrick Jarry répond que ce problème, bien connu à Nanterre où les loyers ont longtemps été très bas, n’a rien à voir avec l’arrivée ou non de l’Arena. 54% des logements à Nanterre sont des logements sociaux, et il fera tout pour que les jeunes, les ouvriers, les employés et leurs familles  puissent continuer à habiter la ville. Les loyers des logements sociaux dépendent de divers critères dont les coûts de construction et les subventions obtenues. Or les subventions de l’Etat sont en forte baisse. Quant aux hausses dans le parc privé, elles dépendent de la logique spéculative sur laquelle la ville n’a pas de moyen d’action.
Patrick Jarry précise que pour lui, il vaut mieux construire sur ce site une salle de spectacles qu’un bâtiment banal, une ville intéressante et agréable à vivre selon lui ne regroupant pas seulement logements et emplois mais aussi commerces, lieux de loisirs et de culture. L’Arena pourra également accueillir des matchs de gala de l’équipe de basket nanterrienne, par exemple contre Paris-Levallois. Un tel projet, ajoute-t-il, n’a jamais que des avantages mais il pense que les avantages pour Nanterre seront quand même nombreux.

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Débat 16 décembre : l'intervention de Sophie Donzel Imprimer

La seconde adjointe au maire, membre du groupe socialiste au conseil municipal intervient sur trois points.
Elle insiste sur le problème des hausses de loyer possibles. Même si la ville de Nanterre a une action très volontariste dans ce domaine, l’arrivée de l’Arena risque d’augmenter la tendance actuelle de hausse de loyers à Nanterre.
Côté tarifs, elle souligne la forte attente des jeunes, surtout pour les concerts et s’étonne qu’il ne soit pas possible pour le Racing Arena d’imposer une politique tarifaire auprès des « tourneurs » si une telle salle est aussi attendue en France. Pascal Simonin affirme alors qu’il se battra pour l’obtenir.
Sur le nom enfin, elle souligne la fierté pour ces jeunes d’être Nanterriens et regrette que la ville de Nanterre soit peu citée dans le clip vidéo de présentation du projet. Nanterre est citée trois fois répond Pascal Simonin, pas assez selon les jeunes dans la salle. Gérard Perreau Bezouille rappelle qu’aujourd’hui tout le monde sait que le Stade de France est à Saint-Denis même si l’équipement ne porte pas le nom de la ville. Le stade est devenu un symbole de la ville, au même titre que la basilique. Patrick Jarry renchérit : la municipalité va veiller à ce que l’Arena soit bien identifiée à Nanterre, y compris en intervenant auprès des journalistes ; cela fait 50 ans que Nanterre cherche à exister face à La Défense, nous n’allons pas nous laisser vampiriser, l’Arena au contraire  peut nous aider sur ce plan, affirme-t-il.

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Débat 16 décembre: les créations d’emploi Imprimer

Sophie Donzel revient sur les chiffres avancés par Pascal Simonin lors de sa présentation. Pour elle seulement une cinquantaine de « vrais » emplois, pérennes, seront créés : ceux liés au fonctionnement de l’équipement. Les emplois créés lors des événements sont temporaires, ce gisement d’emploi réel reste donc précaire, une vraie difficulté selon elle pour les jeunes déjà abonnés aux CDD.
Pascal Simonin confirme, lui, le chiffre d’une centaine d’emplois pérennes pour l’exploitation et l’entretien de l’Arena. Poursuivant sur les emplois temporaires : « On fait des fleuves grâce à des gouttes d’eau », le Racing Arena ne peut résoudre à lui seul tous les problèmes liés à l’emploi. Un petit boulot peut mettre le pied à l’étrier et donner de l’assurance aux jeunes.
Sophie Donzel demande si ces emplois créés par l’Arena pourront bénéficier d’abord aux Nanterriens et si cela peut être inscrit dans une convention avec le Racing Arena,  avec obligation de résultats et comité de suivi annuel. Pascal Simonin s’engage sur la convention.

Jérôme Dormoy confirme qu’une rencontre a déjà eu lieu entre la MEF, la ville de Nanterre et le Racing Arena. La MEF demande :
-que des clauses d’insertion soient inscrites pour le gros œuvre et les sous-traitants lors du chantier de l’Arena mais aussi plus tard, en période d’exploitation (emplois temporaires mais aussi permanents, comme la restauration, l’entretien de la pelouse synthétique etc.).  Il rappelle le savoir-faire de la ville en matière d’insertion, rappelant que depuis 2007 Nanterre est passée de 2 000 heures à 60 000 heures d’insertion par an.
-que toutes les offres d’emploi créées autour de l’Arena soient déposées obligatoirement à la MEF. Il rappelle qu’habituellement  30% seulement des offres d’emploi sont connues au niveau local. Cette visibilité permettra d’informer les demandeurs d’emploi nanterriens mais aussi de les former, de les qualifier  pour occuper les emplois créés. (Plus de détails sur les demandes de la MEF, dans l’interview de Jérôme Dormoy

Pascal Simonin s’engage à recruter, à compétences égales, les demandeurs d’emploi nanterriens, comme il l’a fait à Saint-Denis ;  selon lui, un  salarié qui vit près de son lieu de travail a moins de temps de transport, une meilleure qualité de vie et que c’est aussi comme cela que les Nanterriens s’approprieront leur stade, comme les Dionysiens l’ont fait avec le Stade de France.

Un jeune, Dionysien d’origine travaillant depuis 6 ans à Nanterre, apporte alors son témoignage : « J’ai travaillé au Stade de France, beaucoup de mes copains aussi, les employés de sécurité autour du stade viennent tous du quartier, de la cité des Francs-Moisins qui ressemble à Pablo Picasso et ça se passe bien. Les hôtesses d’accueil sont aussi toutes de Saint-Denis, au début le lycée des Francs-Moisins a même créé un CFA (Centre de Formation des Apprentis) et un BEP autour des métiers de l’événementiel. Tous les jeunes sportifs de la ville ont joué en lever de rideaux dans le stade, certains musiciens aussi et ça a été un sacré tremplin pour eux. Alors oui, il y a des points négatifs mais ils sont moins importants que les points positifs ! »

Pour conclure, Gérard Perreau Bezouille appelle les jeunes à continuer le débat sur le site dédié et précise que les jeunes de Nanterre doivent participer au comité de suivi  qui évaluera si les engagements pris par le Racing Arena sont bien tenus. Patrick Jarry ajoute : la ville de Nanterre n’acceptera pas l’Arena s’il n’y a pas d’accord écrit sur l’emploi.

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La 3ème réunion fait salle comble Imprimer

La salle Le Corbusier était pleine à craquer mardi 7 décembre à 19h30 : 150 personnes environ, surtout des riverains du futur équipement,  ont assisté à la 3ème réunion publique dans le cadre de la concertation autour du projet Arena. 

 
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