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Plus de 160 personnes sont venues assister lundi 18 octobre 2010 à la première réunion publique autour du projet Arena, qui se tenait à  l’Agora, maison des initiatives citoyennes à Nanterre.
Un succès donc pour cette réunion qui a commencé par un tour de table des différents partenaires de l’éventuel projet : Patrick Jarry, maire de Nanterre, Gérard Perreau Bezouille 1er adjoint au maire chargé des Finances et Achats, de la Ville-monde (international) et de la Vie urbaine, et enfin Pascal Simonin, président de Stadome.

Cette société associée à Racing Arena est chargée de la maitrise d’ouvrage et de l’exploitation du futur équipement. Les échanges étaient animés par  François Nau, personnalité qualifiée chargée par la CNDP de garantir la sincérité des débats.

Gérard Perreau Bezouille, Patrick Jarry, Pascal Simonin et François NauOuvrant la réunion, Patrick Jarry souligne qu’un tel projet, bien que totalement privé, comporte de nombreux enjeux publics. Il rappelle la nécessité de consulter tous les acteurs de la ville, respectant en cela la forte tradition locale de démocratie participative à Nanterre. Pour lui, cette réunion, la première d’une concertation qui doit durer trois mois, est l’occasion d’apporter un maximum d’informations aux Nanterriens, afin que tous puissent se faire une opinion sur ce que la ville peut attendre de cet équipement. 

 Rien ne peut se faire sans la ville

Rappelant que c’était le Racing Métro 92 qui a démarché Nanterre, il relève l’opportunité d’un tel projet et la nécessité de lui donner une chance sans pour autant négliger les contraintes afférentes. Patrick Jarry  rappelle enfin que rien ne peut se réaliser sans le soutien du conseil municipal qui s’exprimera en juin 2011 sur la modification du PLU, préalable indispensable à la construction du stade.
Pour la CNDP, François Nau indique à la salle son rôle dans la concertation : veiller à la bonne qualité des informations délivrées, à l’accès de chacun à ces informations et aussi faciliter l’expression du public autour du projet. Parmi les nombreux supports à la disposition du public : le site dédié, le magazine municipal, le journal spécialement édité autour du projet, mais aussi le site de la ville, de l’EPASA, de la CNDP , du Racing Metro 92 et ceux des villes de Courbevoie et Puteaux.

Un exercice d’intelligence collective

Il rappelle que le dossier complet de concertation est à la disposition des Nanterriens, dossier que vous pouvez consulter en ligne ici. A propos de ce qu’il désigne comme un « exercice d’intelligence collective », il explique l’importance de la participation des riverains et des usagers du quartier à ce débat, afin qu’ils fassent part de leur expertise d’usage, de leur connaissance du quartier aujourd’hui, avant l’intégration d’un tel équipement. Ancien ingénieur des Ponts et Chaussées en retraite, il précise son indépendance et annonce qu’un bilan du débat serait publié à la fin de la concertation sur le site de la CNDP.

Accélérer l’aménagement des Jardins de l’Arche


Gérard Perreau BezouilleGérard Perreau Bezouille poursuit en rappelant l’historique du projet : la première présentation à la municipalité de Nanterre en 2008, puis aux habitants des quartiers Parc Nord et Parc Sud en 2009 lors de plusieurs réunions publiques, jusqu’à la décision du ministère des Sports en aout 2010 de déclarer ce projet d’intérêt général. Il annonce également les grandes dates de la concertation (réunions publiques, visites thématiques, vote du conseil municipal , demande de permis de construire et éventuel début des travaux).
Pour le 1er adjoint au maire, les enjeux du projet sont multiples : il permettrait à la France de combler son retard en matière d’infrastructure sportive. Localement ce projet serait surtout l’opportunité d’accélérer l’aménagement d’une zone en chantier depuis des années : les Jardins de l’Arche, soit l’entrée de ville entre Courbevoie et Puteaux. L’arrivée de l’Arena permettrait en outre la réalisation de l’aménagement en double sens de circulation de la RD914, réclamé depuis longtemps par la ville de Nanterre.

Recettes fiscales et emploi


Soulignant l’importance des recettes fiscales et économiques attendues pour la ville, Gérard Perreau Bezouille signale également que des études d’impacts sont actuellement en cours. Leurs thèmes : les flux de circulation et de stationnement, les transports en commun, la sécurité, l’insertion urbaine et les aménagements des espaces publics...
Pour conclure, le 1er adjoint souligne l’importance du protocole d’accord qui serait signé avant toute modification du PLU entre la ville de Nanterre et le Racing Arena, principalement autour des embauches de jeunes Nanterriens, pendant la durée du chantier et au-delà.

Une grande équipe de rugby


Pascal Simonin de Stadome répond à la salleDernier intervenant de ce tour de table, Pascal Simonin, responsable de Stadome (société associée au Racing Arena et chargée de la réalisation et de l’exploitation de l’éventuelle Arena) présente longuement son projet,  et d’abord l’importance pour le Racing Métro 92 d’investir dans un tel stade. Il s’agit de soutenir une grande équipe aspirant à rejoindre les meilleurs au niveau international, à remporter les championnats d’Europe ou pour le moins, le Top 14.
Au lieu de se limiter à construire un stade de 32 000 places utilisé uniquement pour 18 matchs par an, le Racing s’est décidé à investir dans un équipement multifonctionnel.  Le site s’est imposé de lui-même car il bénéficiait d’un réseau de transports en commun très dense et ne nécessitait pas d’aménagement particulier du territoire.

Madonna et la météo

Cette Arena comporte deux particularités technologiques : d’abord un toit rétractable, car les règles du rugby imposent que les matchs soient joués en plein air. Ensuite des tribunes modulables, de 15 000 places en configuration spectacle à 40 000 places en configuration concert indoor. Un argument important selon Pascal Simonin pour attirer des artistes « poids lourds » comme Madonna, car les événements ne seront pas soumis aux aléas météo…
Côté occupation du stade, 28 grands événements, c’est-à-dire  rassemblant plus de 15-20 000 spectateurs, sont prévus chaque année : 18 matchs, toujours du rugby, jamais de football, 8 concerts/opéra et 2 autres spectacles sportifs, type auto-moto ou compétition équestre. 90% de ces grands événements se dérouleront toit fermé ce qui réduira les nuisances sonores.

Trois rues piétonnisées


Salle comble à l'Agora le 18 octobre 2010Côté transports en commun, Pascal Simonin rappelle que 80% des spectateurs –selon les premières études de flux- viendront en transports en commun, grâce à un réseau très dense, et en horaires décalés par rapport aux flux journaliers. Cela n’occasionnera donc pas selon lui de désagrément particulier pour les usagers du RER A, les infrastructures existantes paraissent bien adaptées à la dimension du projet.
Pour gérer l’afflux des piétons (dont les 2/3 viendraient par La Défense et par l’Arche), trois rues du quartier seraient piétonnisées les soirs d’événements : le boulevard des Bouvets, la rue des Longues Raies et la rue Aimé Césaire. Le stationnement sauvage serait fortement combattu et la circulation dans le quartier très réglementée, limitée aux seuls véhicules autorisés. Les riverains disposeraient d’un badge d’accès leur permettant de rejoindre sans souci leur domicile.  L’accès des véhicules et autocars transportant les visiteurs venus des régions se ferait par l’A86  ou le boulevard circulaire et serait facilité par un doublement de la RD914.

Un restaurant gastronomique

Pascal Simonin insiste également sur le lieu de vie ainsi créé dans le quartier : l’Arena rassemblerait un club house, une boutique du club, 28000 mètres carrés de bureaux où s’installeraient les partenaires du Racing plus un restaurant gastronomique. Deux autres équipements sportifs (dont une salle de fitness) et une salle polyvalente de 2000 mètres carrés seraient également créés.
Il conclut avec le nombre d’emplois que pourrait selon lui générer un tel projet : 60 emplois  permanents pour le fonctionnement de l’Arena,  2100 emplois dans les bureaux attenants et 800 emplois intermittents, au minimum, lors des événements.

Retrouvez ici le débat qui a suivi la présentation du projet Arena.