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Christian de Portzamparc présente son Arena devant une salle comble Imprimer

arena_porzamparc_agora005eEncore une fois, l’Arena92 fait salle comble à l’Agora ! 120 personnes environ sont venues mardi 1er mars à 19h30 découvrir le projet de Christian de Portzamparc dans son intégration urbaine, en présence de l’architecte lui-même, mais aussi Patrick Jarry, maire de Nanterre, Gérard Perreau-Bezouille, 1er adjoint au maire chargé des Finances et Achats, de la Ville-monde (International) et de la Vie urbaine, Pascal Simonin du Racing Arena, et Alexandre Villatte de l’EPADESA (Etablissement Public d’Aménagement La Défense Seine Arche).

A lire :


-La présentation du projet architectural par Christian de Portzamparc et Bruno Durbecq, architectes.
-Le projet d’aménagement des Jardins de l’Arche par Alexandre Villatte de l’EPADESA.
-Le débat qui a suivi.

 
Gazon synthétique : un revêtement innovant pour l’Arena92 Imprimer

pelouserugby1L’Arena92 sera utilisée comme terrain de rugby seulement 36 heures par an. Le reste du temps on y proposera divers spectacles, culturels ou soportifs le tout hors lumière du jour… Impossible donc, d’y installer un terrain en gazon naturel. La solution : la pelouse synthétique, un revêtement pas si nouveau qui a connu récemment d’importantes avancées technologiques.

 
«C’est le génie du lieu qui décide» Imprimer

prtzamparc-arena1"De la douceur, de la grandeur, mais aussi des courbes" : c’est ainsi que Christian de Portzamparc a décrit son Arena92 lors de la conférence de presse du lundi 14 février. L’enjeu selon lui : "Servir l’ambition du programme tout en sortant des formes purement quadrangulaires imposées par le lieu. Très vite, c’est le génie du lieu qui décide… ".
Portzamparc a dessiné "une coque de béton d’une couleur gris beige douce, qui flotte sur un collier constitué d’écailles brillantes et nacrées, en verre et en métal, permettant des jeux de lumière de jour comme de nuit". "C’est le projet qui a répondu le mieux à nos attentes" précise Jacky Lorenzetti, promoteur de l’Arena92. "Un choix consensuel pour un projet qui respecte l’environnement et une architecture toute en douceur, parfaitement intégrée dans un environnement très spécifique".

 
Ouverture de l’enquête publique depuis le 7 mars Imprimer

Pendant un mois, du 7 mars au 7 avril inclus, le public peut s’informer et s’exprimer sur le projet de révision simplifiée du PLU (Plan Local d’Urbanisme) de la commune de Nanterre. Une révision simplifiée qui vise à permettre la réalisation du projet urbain des Jardins de l’Arche intégrant le stade Aréna.

 
Les équipes pionnières du synthétique Imprimer

pelouserugby2Côté pro, si l’Arena92 ouvre comme prévu au printemps 2014, le Racing Métro fera partie des toutes premières équipes à jouer sur un terrain synthétique. Les premiers professionnels à sauter le pas seront les Saracens, un club de rugby londonien qui devrait être équipé d’une telle surface pour la saison 2011-2012.
Les équipes pros de football ont, pour le coup, un peu d’avance sur les rugbymen. Deux équipes de la ligue 1 : Lorient et Nancy ont troqué le gazon naturel pour du synthétique depuis la reprise 2010. La surface n’a d’ailleurs pas fait l’unanimité…

Lire à ce sujet :
"Lorient et Nancy, pionniers du synthétique", info-stades.fr, 19/07/2010
"Les joueurs critiquent les pelouses synthétiques", france-info.com, 7/08/2010
"Le synthétique c’est fantastique ?", eurosport.fr, 10/12/2010.

Côté amateurs, à l’occasion de la dernière Coupe du Monde, la Fédération Française de Rugby a financé -en partie- l’installation d’une cinquantaine de terrains synthétiques dédiés au rugby en France ; le tout pour un budget global d’environ 5 millions d’euros.
Le centre d’entraînement de l’équipe de France de rugby, à Marcoussis, est également équipé de deux terrains en synthétique : l’un en intérieur, l’autre en extérieur : « Comme cela, les joueurs peuvent s’entraîner par tous les temps », explique Nicolas Hourquet, de la FFR. « D’ailleurs en janvier 2011, quand tous les terrains d’Ile-de-France étaient gelés, l’équipe du Racing Métro est venue s’entraîner à Marcoussis, sur le gazon synthétique, car son terrain à la Croix de Berny était impraticable…».

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« Nous sommes heureux et fiers que le Racing Métro ait choisi de s’installer à Nanterre » Imprimer

photodelileInterview de  Daniel Delile, président de la Mêlée Nanterrienne*, association de supporters nanterriens du Racing Métro 92.

« Nous sommes bien sûr très favorables à l’arrivée de l’Arena à Nanterre. Nous sommes aussi heureux et fiers que le Racing Métro ait choisi de s’installer à Nanterre.  Cela ne peut être que positif pour notre ville, un peu comme le Stade de France l’a été pour Saint-Denis.
Pour nous le rugby est un sport de convivialité, un sport de combat certes, avec parfois des coups, mais avant tout un sport où l’on respecte l’autre, l’arbitre, les joueurs, le public. La charte de notre association interdit d’ailleurs  les insultes et les sifflets et recommande de rester digne, d’avoir un comportement exempt de tout reproche, à domicile comme à l’extérieur, dans la victoire comme dans la défaite.

 
Le gazon synthétique en pratique Imprimer

pelouse5-La pose : il se présente généralement sous la forme de rouleaux de 4 mètres de large et de 70 mètres de long (soit la largeur d’un terrain de rugby). Une bande de pontage de 40 cm de large permet de poser deux rouleaux côte à côte sur le terrain, grâce à de la colle en polyuréthane.

-L’arrosage : il a pour principale fonction d’abaisser le coefficient de friction de la surface pour protéger au maximum le joueur de tout risque de brûlure (lire aussi la mauvaise réputation du gazon synthétique) : il nécessite environ 8 mètres cubes d’eau (contre 30 à 40 mètres cubes pour un terrain naturel) et a lieu au début de chaque match. Soit environ 50 à 100 000 euros d’arrosage par an. Cet arrosage n’est pas obligatoire mais il apporte un élément de confort supplémentaire pour les joueurs.

-L’entretien : il est très simple et consiste principalement en un brossage régulier des fibres : à force de courir et de jouer sur la pelouse, la fibre s’aplatit. Il faut donc utiliser des brosses mécaniques pour la relever. Rythme idéal : brossage de la pelouse dans les deux sens deux heures avant chaque match. Même chose pour les granulats, les petites billes d’élastomère, qui ont tendance à s’agréger avec le temps : il faut les décompacter régulièrement (une fois par an) afin de rendre au terrain ses caractéristiques originelles.

-Le prix : il s’élève à environ 45 euros HT du mètre carré, soit 450 000 euros en moyenne pour un terrain standart. A comparer avec le coût d’une réparation de terrain en gazon naturel qui se monte en moyenne de 100 000 à 125 000 euros au Stade de France, à renouveler 4 à 6 fois par an. Le prix du remplacement de la pelouse est d’ailleurs compris dans le coût de la location du Stade de France lors des concerts-événements.

-La durée de vie du gazon synthétique : elle est liée au degré d’utilisation du terrain. « Un terrain utilisé 50h par semaine aura une durée de vie de 10 ans » selon Didier Miranda de la FSS (Fédération des Sols Sportifs). « 15 ans, si on l’utilise 25 à 30 h par semaine. L’Arena92 représente un cas particulier car la pelouse sera moins abîmée par la pratique sportive que par les autres activités qui se dérouleront dans l’enceinte. Le plus important sera alors de la protéger. Mais elle pourra probablement avoir une durée de vie de 10 ans, période au-delà de laquelle les règlements et exigences sont susceptibles de changer ».

-Le recyclage : tous les constituants du gazon synthétique peuvent être recyclés selon Didier Miranda. Les billes d’élastomère peuvent être incorporées dans de nouveaux terrains par mélange avec des neuves. Le tapis de polyéthylène et les fibres sont réductibles en billes dont on fait par exemple du mobilier urbain très robuste (bancs publics, poubelles etc.). La « couche de souplesse » à base de polyéthylène expansé peut être remise en fusion et transformée en billes réutilisables à 100%.

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Pelouse synthétique et blessures Imprimer

pelouses3L’IRB a imposé aux pelouses synthétiques la caractéristique HIC (pour Head Injury Criteria, soit critère de blessure à la tête). Une caractéristique dérivée des aires de jeu pour enfants, qui sont équipés de sols suffisamment souples pour que le risque de traumatisme crânien soit limité au maximum pour toute chute du point le plus haut de l’aire de jeu.
Concrètement, pour les rugbymen, le point de chute le plus élevé est estimé à 1m30. C’est pour éviter toute blessure ou traumatisme crânien grave qu’une « couche de souplesse » (lire aussi : les secrets du gazon synthétique) s’impose entre l’infrastructure qui sert de support au terrain et le tapis de gazon synthétique –donc l’aire de jeu.
Les surfaces synthétiques doivent également subir un protocole d’essai très strict comprenant des essais en laboratoire  puis sur site. Comment le ballon réagit-il avec la pelouse synthétique ? Comment le joueur réagit-il avec cette surface?  Et enfin quelle est la résistance de la surface de jeu artificielle à l’usure et à l’environnement, bref sa durabilité : ce sont les principaux essais imposés par l’IRB (International Board of Rugby, Fédération Internationale de Rubgy). Une procédure de contrôle est également prévue avec des essais tous les deux ans sur site pendant toute la durée de vie de la surface.
Les fédérations nationales s’engagent d’autre part à enregistrer les blessures subies par les joueurs évoluant sur surface synthétique et à réaliser toute étude nécessaire sur ces blessures.

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La mauvaise réputation du gazon synthétique Imprimer

Le brevet d’origine a été déposé aux Etats-Unis en 1964. Les premières pelouses synthétiques ont équipé des terrains de football américain. Evidemment, vu l’équipement, ou plutôt le harnachement des joueurs pour ce sport, la question du contact entre l’homme et la surface ne s’est pas vraiment posée. Les fibres étaient alors en nylon  (polyamide) au coefficient de friction très élevé, qui pouvait provoquer des brûlures au deuxième voire au troisième degré lors des contacts directs avec la peau.
"Les premiers terrains de football en pelouse synthétiques implantés en Europe dans les années 70-80 étaient ainsi constitués de polyamide et la répulsion a été totale, les joueurs de football ne pouvant pratiquer leur sport dans des conditions « normales ». explique Didier Miranda, responsable de la Commission Gazon Synthétique à la FSS (Fédération des Sols Sportifs). "En revanche, cette première génération a convaincu les joueurs de hockey sur gazon qui pratiquaient sur des surfaces synthétiques arrosées, finalement plus adaptées aux exigences de roulement de la balle que le gazon naturel extrêmement difficile à maintenir en état. Depuis, l’industrie a développé des matériaux  au coefficient de friction nettement plus faible, beaucoup plus supportables par les joueurs, à base de polyéthylène" .
Pour améliorer encore le confort de jeu d’une surface synthétique, il est possible de l’arroser… « Ca peut avoir l’air absurde d’arroser un gazon synthétique », reprend Didier Miranda, « mais l’arrosage du terrain avant un match permet d’abaisser encore ce coefficient de friction, et donc d’améliorer le confort des joueurs. L’arrosage permet en outre aux joueurs de retrouver des sensations liées à un taux d’hygrométrie plus élevé comme c’est  le cas sur un terrain en gazon naturel, notamment par forte chaleur…»

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Les secrets du gazon synthétique Imprimer

pelouse4gpUne « couche de souplesse », une nappe en polyéthylène, des fibres, du sable et des petites billes d’élastomère… Voici en gros les principaux composants du gazon artificiel.
Tout commence donc par une « couche de souplesse », de 20 à 25 mm d’épaisseur, posée sur une fondation support. Elle est constituée de matériaux divers, tels que le polypropylène expansé, des granulats de caoutchouc agglomérés par des résines polyuréthane. Un matériau très employé dans la construction automobile pour tout équipement comme les tableaux de bord risquant d’entrer brutalement en contact avec l’être humain. Leur propriété principale : absorber l’énergie d’un choc sans la restituer.
Puis on installe ce qu’on appelle « le tapis » : il s’agit d’une nappe de polyéthylène, sur laquelle sont implantées des fibres de même nature, soudées au moyen de latex. Le tout, nappe  plus fibres, doit atteindre une épaisseur de 65 millimètres dans le cas des pelouses de rugby.
Dans ce tapis, on répand du sable, pour le lester et lui donner de l’inertie, afin de l’empêcher de bouger durant les actions de jeu les plus mouvementées, et en particulier pendant les mêlées ou les regroupements. Quantité répandue : 25 à 30 kg par mètre carré. Ce sable occupe une épaisseur d’environ 15 mm.
Au-dessus, sur 35 mm de hauteur, on étend des billes d’élastomère très fines. Leur rôle : apporter de la souplesse et des propriétés amortissantes au terrain, afin de reconstituer au plus près les sensations procurées par un terrain en gazon naturel. 
Restent enfin 15 mm d’épaisseur de fibres très denses, qui participent au rendu esthétique proche d’une herbe naturelle.

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